
À 452 mètres de haut, les tours Petronas ont régné en tant que plus haut bâtiment du monde entre 1998 et 2003. Elles restent l’une des grandes icônes architecturales de notre époque et le symbole vibrant de Kuala Lumpur, la plus grande ville de Malaisie. Ces deux tours incarnent l’ambition malaisienne où l’innovation prime. Vous rêvez de contempler l’une des villes les plus dynamiques d’Asie depuis le sommet des tours Petronas?
Index
- 1Brève histoire des tours Petronas
- 2Que faire dans les tours Petronas ?
- 3Au-delà de Kuala Lumpur : ce qu’il faut voir à Kuala Lumpur.
Une brève histoire des tours Petronas
Au début des années 1990, alors que l’an 2000 approchait, Kuala Lumpur avait besoin d’un monument qui symboliserait la puissance du continent asiatique. L’architecte argentin César Pelli a reçu la mission de créer le plus haut bâtiment du monde. Deux tours aux lignes modernes, dont la construction a débuté le 1er mars 1993. L’objectif semblait fou : terminer ces géants en six ans.
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L’acier, le béton et l’aluminium constituent l’ossature de ces tours. Leur conception honore la culture islamique en s’inspirant de motifs géométriques issus de l’étoile de Salomon, cette fameuse étoile à huit branches que l’on retrouve dans l’architecture méditerranéenne d’Al-Andalus. Le plan au sol épouse ce motif à huit pointes. Jusqu’à 2000 ouvriers ont travaillé jour et nuit en trois équipes différentes pour ériger une nouvelle structure tous les quatre jours.
Le 1er mars 1998, les portes des tours Petronas s’ouvraient enfin. Avec 88 étages et 452 mètres, elles surpassaient la Willis Tower de Chicago. Elles ont gardé ce titre cinq ans, jusqu’à ce que la Taipei Tower les devance en 2003.
Un pont de verre, le Skybridge, relie les deux tours aux 41e et 42e étages. Cet ensemble compte parmi les réalisations architecturales les plus remarquables de la planète.
- 32 000 fenêtres parsemant la façade.
- 76 ascenseurs au total, soit 38 par tour.
- Une superficie totale de 395 000 mètres carrés.
- 88 étages traversés par le Skybridge aux 41e et 42e niveaux.
- 258 colonnes réparties dans l’ensemble.
- Jusqu’à 32 kiosques.
- 183 toilettes sur les deux bâtiments.
Ces tours ont d’ailleurs inspiré Hollywood. Le film Le piège, avec Sean Connery et Catherine Zeta Jones, les a immortalisées sur grand écran. Elles incarnent cette sensation vertigineuse de hauteur et de majesté qui fascine les visiteurs du monde entier.
Que faire dans les tours Petronas ?
Imposantes, les tours Petronas impressionnent dès l’arrivée. À la base s’étend le centre commercial Suria KLCC. L’accès se fait par le sous-sol, où il faut acheter ses billets et se délester de ses effets personnels avant d’accéder aux ponts d’observation.
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L’ascenseur vous mène à travers les airs. Vous traverserez d’abord le Skybridge à 170 mètres qui relie les deux tours, puis atteindrez l’observatoire du 84e étage. De là-haut, Kuala Lumpur s’étend sous vos pieds dans toute son étendue.
Les tarifs affichés sont de 25,50€ pour les adultes, 13€ pour les enfants de 3 à 12 ans et gratuit pour les moins de 3 ans.
Horaires d’accès aux tours: du mardi au dimanche de 9h00 à 21h00. Le lundi, c’est fermé. Le vendredi comporte une fermeture entre 13h00 et 14h30. Le dernier accès est autorisé à 20h30.
Pas envie de monter ? Aucun problème. Chaque soir à 20h00, 21h00 et 22h00, un spectacle de lumière illumine le lac du centre commercial Suria. C’est une belle façon d’admirer les tours depuis le sol, verre à la main. Vous pouvez aussi opter pour le Skybar de l’hôtel Traders, qui offre une vue spectaculaire du bâtiment tout en sirotant un cocktail.
Au-delà de Kuala Lumpur : ce qu’il faut voir à Kuala Lumpur.
Les tours Petronas figurent parmi les principales attractions touristiques de Kuala Lumpur, mais la capitale malaisienne offre bien d’autres découvertes. Que vous profitiez d’une escale (la ville est un carrefour mondial) ou que vous restiez 3-4 jours avant d’explorer le reste du pays, il y a de quoi faire.
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Commencez par le Chinatown, l’un des plus grands quartiers chinois d’Asie. Les étals de rue débordent de couleurs. Les temples ornés de dorures côtoient les boutiques de Petaling Street. On s’y croit transporté dans un univers asiatique unique et fourmillant.
À Brickfields s’étend la Petite Inde. Le curry et le bois de santal parfument l’air. Les boutiques explosent de couleurs. Les temples regorgent de figurines aux origines historiques bien connues : au XIXe siècle, l’Empire britannique a fait venir des ouvriers indiens pour construire la ville.
La place Merdeka, ou place de l’indépendance, symbolise ce carrefour des cultures. C’est ici que le drapeau malais a remplacé l’Union Jack le 31 août 1957, jour de l’indépendance.
Un autre lieu majeur incarne la richesse multireligieuse de la ville : la Masjid Negara, ou mosquée nationale. Son architecture respire la majesté des contes des Mille et Une Nuits. Curieusement, sa conception reprend le même motif géométrique à huit branches que les tours Petronas, créant une harmonie architecturale surprenante. La mosquée accueille les visiteurs.
Kuala Lumpur se révèle être une fenêtre sur le monde. Ses influences indiennes, chinoises et musulmanes coexistent sans friction. L’innovation côtoie la tradition. Les tours Petronas symbolisent parfaitement cette alchimie. Elles sont devenues non seulement l’icône de la Malaisie, mais aussi de toute l’Asie du Sud-Est.
Allez-vous franchir les portes des tours Petronas à Kuala Lumpur?
